Santarcangelo Festival — Résidence artistique SAWT, Wissal Houbabi



Du 1er au 14 juin, L’Art Rue accueille Wissal Houbabi en résidence de création pour SAWT (Voice), un projet invité par le Festival Santarcangelo 2026. Une convocation de la voix entre mémoire orale, diaspora et formes contemporaines de résistance.

 Cette résidence s’inscrit dans un partenariat avec le Festival Santarcangelo (Italie), qui présentera la pièce en juillet 2026 (7 et 8 juillet). L’accueil à Tunis permet à la recherche de terrain et aux rencontres locales d’alimenter directement la composition scénique et vocale du projet. Dans ce cadre, un workshop sera animé les 12 et 13 juin, et une restitution publique / open studio est prévue le 13 juin de 19h à 20h.




Le projet — SAWT (Voice)  

SAWT (« voix » en arabe) est une recherche-création qui interroge la mémoire orale, la diaspora marocaine et les traditions féminines de résistance à travers l’héritage de l’Aïta. À partir d’un parcours personnel entre Maroc et Italie, Wissal explore comment les voix migrent, se transforment et transmettent récits de lutte, liberté et appartenance. Le projet s’inspire notamment des chikhat — femmes poètes et chanteuses porteuses de mémoire collective — et construit un dialogue entre chants ancestraux et voix contemporaines de la diaspora pour faire émerger de nouvelles formes de poésie orale et de performance.



Le Workshop — Imperceptible

Imperceptible est un atelier autour de la voix, de la mémoire et d’une anthologie d’histoires intimes. Que signifie se souvenir d’un son ou d’une voix ? Comment ces souvenirs émergent-ils et pourquoi certains d’entre eux demeurent-ils gravés en nous ? Comment l’art peut-il nourrir une relation profonde avec notre mémoire sensorielle et permettre sa traduction vers d’autres formes d’expression ?

À travers l’écoute, la parole, le mouvement et l’expérimentation collective, Imperceptible explore les mécanismes de la mémoire sensorielle, la relation que nous entretenons avec ces archives invisibles et la manière dont elles peuvent devenir le point de départ de nouvelles formes relationnelles et performatives, brouillant les frontières entre le temps et l’espace.

L’atelier propose de faire émerger une constellation de récits personnels, de souvenirs sonores et de traces sensibles, pour composer une œuvre collective : un orchestre d’histoires racontées à un niveau à la fois imperceptible et profondément concret.


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